Trois flux qui n'ont pas les mêmes règles
Un chauffeur VTC jongle en général avec trois sources de revenus, et elles ne se facturent pas de la même façon. Les courses de plateforme : la plateforme encaisse, prélève sa commission et vous verse le solde, souvent avec un relevé et un mécanisme d'autofacturation. Les clients directs particuliers : c'est vous qui facturez. Les comptes entreprises : c'est vous qui facturez, avec des exigences plus strictes et des délais de paiement.
Confondre ces trois flux est la première source d'erreur comptable du métier. La règle simple : tout ce que vous encaissez directement doit passer par une facture que vous avez émise et numérotée.
Ce que doit contenir votre facture de course
- Votre identité, votre adresse, votre SIREN ou SIRET et la mention « EI » accolée à votre nom.
- Un numéro issu d'une séquence continue, la date d'émission et la date de la prestation.
- Le détail : trajet ou forfait, date et heure de la course, nombre de passagers si vous facturez ainsi.
- Le montant, et la mention « TVA non applicable, art. 293 B du CGI » si vous êtes en franchise en base.
- Pour un client professionnel : date d'échéance, pénalités de retard et indemnité forfaitaire de 40 €.
Le compte entreprise, le client qui change tout
Un hôtel, une clinique, une société qui vous appelle chaque semaine : ce sont les clients qui font la différence entre subir les plateformes et construire une activité. Mais ils exigent une facturation propre — souvent mensuelle, récapitulant les courses, envoyée dans les délais et payable à trente jours.
C'est là qu'un logiciel devient rentable : regrouper les courses du mois sur une facture, la produire sans y passer une soirée, et savoir qui n'a pas payé. Un chauffeur qui facture proprement décroche plus facilement ce type de compte — et le garde.
Facturer entre deux courses, à la voix
Le seul moment disponible d'un chauffeur, c'est l'attente : à l'arrêt entre deux courses, à la station, devant un hôtel. Un logiciel qui demande d'ouvrir un ordinateur ne sera jamais utilisé. Un logiciel qui accepte une phrase dictée depuis le téléphone, à l'arrêt, l'est immédiatement.
Avec MonetaVox, vous dictez « facture pour Hôtel Rivoli, transfert aéroport du 12, 85 € » et le document se prépare, mentions comprises, avec un numéro attribué dans votre séquence. Vous relisez et validez avant l'envoi — la voix sert à saisir, jamais à décider des montants. La dictée de devis et de factures est gratuite et sans plafond ; l'émission conforme à la réforme passe au palier Pro (25 € par mois).
Et la réforme 2026 ?
À partir du 1er septembre 2026, toutes les entreprises devront pouvoir recevoir des factures électroniques ; l'obligation d'émettre s'étendra aux micro-entreprises au 1er septembre 2027. Concrètement, vos comptes entreprises attendront des factures au format structuré. Ces dates sont indicatives — vérifiez votre situation sur impots.gouv.fr.
Le point à vérifier dans votre outil est simple : produit-il du Factur-X, et est-il raccordé à une plateforme de dématérialisation partenaire immatriculée par la DGFiP ? Si oui, la réforme ne change rien à votre quotidien.